Auteur : Natacha

Agile France 2017 : l’expérience Viaxoft

Agile France 2017Cette année, nous étions 5 émissaires de Viaxoft, 4 POs et 1 SM, à passer les portes rouges du Chalet de la Porte Jaune, les 15 et 16 juin lors de l’Agile France 2017. La convention commence par un petit atelier pliage pour faire rentrer le planning dans le porte badge (ce qui n’est pas aussi simple qu’il n’y parait).Ensuite après un warm-up animé et quelques exorcismes pour se connecter au wifi, et les différents pitchs des speakers, les premières sessions sont lancées.

Jeudi 9h40 – Montessori Insight

Mija Rabemananjara twitter Nadia Hamidi twitter

« Larry Page et Sergey Brin, les fondateurs de Google ont récemment déclaré à ABC News que l’éducation Montessori était une des principales raisons de leur réussite. »

Mija, agiliste apprenante, et Nadia, directrice pédagogique Montessori, nous ont présenté la pédagogie Montessori – du Docteur Maria Montessori, et les raisons pour lesquels elle peut tout à fait être considérée comme une des méthodes agiles.

L’homme, au sens de l’humain, est-il bon ? L’humain naît-il bon ? L’enfant, lorsqu’il naît, est vierge de tout environnement, son cerveau n’est pas mature, tout est à construire, et si on le met dans un environnement bienveillant, il grandira et sera bienveillant à son tour.

Les tendances humaines

Pour Maria Montessori il existe plusieurs tendances humaines qui doivent être respectées pour évoluer sereinement : orientation/ordre, exploration, communication, abstraction, esprit mathématique, répétition, exactitude/auto-perfectionnement, compréhension, imagination, mouvement/activité/travail, manipulation, adaptation, religion/morale.

Il existe également 4 périodes, 0-6 ans ou l’indépendance  physique, l’enfant apprend à grandir, 6-12 ans ou l’indépendance psychique, l’enfant apprend à penser, 12-18 ans ou l’indépendance sociale, l’enfant apprend à vivre avec les autres, et 18-24 ans qui est le passage à l’âge adulte.

Les enfants d’une école Montessori apprennent les mathématiques par la manipulation, avec du matériel spécifique, comme le carré(10*10) ou le cube(10*10*10) Montessori. Ils ont beaucoup de liberté et de responsabilités, ils font le choix des matières qu’ils souhaitent étudier. L’apprentissage se fait par la répétition. Il ne faut pas être dans le jugement (Par ex : « Wahou ton dessin est beau »/ »Mais c’est quoi ce gribouillage? »), mais valoriser ce qui est fait ( « Tu as mis du rouge et du bleu. C’est un bonhomme avec un grand sourire! ») et être dans le ressenti (« Tiens, je vois que ton bonhomme est triste, pourquoi ? »)

Les niveaux de classe sont mélangés, entre 6 et 12 ans par exemple les plus petits prennent les plus grands pour modèles, et les plus grands sont ravis d’expliquer aux plus petits et de leur donner envie. La motivation intrinsèque est très importante.

Jeudi 11h – Les forces de la nature gouvernent l’entreprise

CÉDRIC Bodin  twitter

Les forces fondamentales qui gouvernent notre monde sont cachées à nos yeux mais visibles dans les formes de la nature. Pendant 20 minutes, Cédric  a comparé les diverses forces naturelles et celles qui régissent une entreprise.

La force de gravité est ainsi mise en parallèle avec une pyramide haute. Si la pression qui vient du haut est trop forte, la couche du bas fini par se rompre. Et la pyramide s’écroule. La force électromagnétique peut se retrouver dans un sociogramme.

Les figures géométriques ne sont pas en reste, la symétrie linéaire, comme dans une méduse, st comparée à une certaine forme de travail, la symétrie radiale, celle d’un virus, qui comme la méthode scrum, itère, pour produire du matériel de plus en plus performant, et la symétrie bi-latérale, ou celle du triangle, qui représente également le lien PO/SM/DEV.

JEUDI 11H30 – TOP 10 des pratiques agiles à fort R.O.I.*

CÉDRIC BODIN  twitter

*Return On Investment 

 

De nouveau avec Cédric, qui nous présente 10 pratiques agiles, suivant un atelier limité à 20 personnes. Les autres dont nous faisions partie, ont heureusement pu observer.

Check-in

Le check-in consiste à briser la glace, commencer une activité, se mettre dans le bain… Celui-ci était tout simple, Je m’appelle (prénom), je suis (humeur/profession) et j’adore (passion insolite). Par exemple pour moi ça ferait « Je m’appelle Natacha, je suis Graphiste/Scrum Master et fatiguée par la chaleur. Et j’adore manger des frites froides. » No comment.

Matrice des compromis

Il s’agit de classer de 1 à 4 les différentes composantes d’un projet, le budget, le temps, la qualité et le périmètre afin de déterminer quelles sont celles sur lesquelles on est le plus d’accord pour s’ajuster. Par exemple ici :

  • 1 était le budget – qui n’allait pas entrer en compte
  • 2 la qualité – personne ne voulait des ateliers de moins bonne qualité
  • 3 le temps – si on finit 5 minutes plus tard ce n’est pas grave
  • 4 le périmètre – si on ne voit que 9 pratiques au lieu de 10 ce n’est pas grave, pourvu que ces 9 soient de qualité
Board & Burndown

Le board est la figure qualitative du projet, ici les différentes techniques et leur état A faire / En cours / Terminé, et le burndown la figure quantitative. Au fur et à mesure du temps qui passe, combien de techniques ont été vue ?

Les rôles délégués

Distribuer des rôles délégués au moment d’un atelier, une réunion, une rétrospective permet de dynamiser le groupe. Exemple de rôles : animateur, scribe (il prend des notes, déplace des post-its), Mr/Mme Positif-ve (Est toujours très enthousiaste et d’accord avec tout), Mr/Mme Grincheux-se (Râle tout le temps, sert de lanceur d’alerte), le gardien du temps (signale lorsqu’on prend plus de temps que prévu sur une tache), Mr/Mme Bisous (chargé de réconcilier les conflits), Mr/Mme Carton Jaune (à sortir lorsque quelqu’un ne respecte pas les règles, coupe la parole etc…) et ainsi de suite il n’y a que l’imagination comme limite…

Découpage & Dot-voting

On découpe un projet en plusieurs sous-projets. Puis chaque acteur vote avec trois gommettes à poser comme il le veut pour celui qu’il considère comme le plus important. L’inconvénient du dot-voting est que les derniers à voter peuvent être influencés par le vote des autres. Voire même, avoir l’impression que leur vote ne sert à rien. Pour contrer cela, on pourrait avec des bulletins/post-its, tout en gardant à l’esprit que ce ne sera forcément qu’un ordre d’idée.

Technique du R.O.T.I

Return On Time Invested, ou retour sur le temps investi, à la fin d’une réunion, un atelier ou peu importe, chaque personne vote à main levée, ou plutôt doigts levé, 0 étant « j’ai perdu mon temps » et 5 « je ne pouvais pas mieux faire pour investir du temps ».

Story Mapping

Classer les Stories selon la technique du MoSCoW :

  • Must (ce qu’ont doit faire absolument)
  • Should (ce qu’on ferait mieux de faire)
  • Could (ce qu’on fera si on le peut)
  • Wish (ce qu’on aimerait faire si tout le reste est fait).

Remarque : le temps alloué à cette activité est très important, trop court, tout part dans le Must par reflexe, juste un peu plus long, ça s’équilibre, mais trop long certaines Story repartent dans le Must parce que « c’est quand même important ».

Chiffrage

Chiffrage des différentes User Story par point d’effort selon la suite de Fibonacci (ou presque). Une story sert d’étalon en considérant qu’elle est moyenne, et en la posant sur le 5. Le chiffrage se fait dans le silence et chaque déplacement doit être tracé par une flache sur le post-it. Ainsi celles qui ont eu plusieurs déplacements contradictoires, ou très importants pourront générer un dialogue, tandis que ce n’est pas la peine de s’attarder sur celles qui font consensus.

Perfection Game

Le perfection Game étant de noter un événement, 0 étant complètement nul, et 10 la perfection, quelle note mettriez vous. Si vous avez mis 5 (autre chose que 10 quoi), pourquoi ? Et que faudrait-il pour atteindre 6 (votre note plus 1) la prochaine fois ?

Feed Back Door

Enfin la dernière pratique consiste à noter une activité à l’aide de smileys sur un papier affiché à la sortie.

 

Jeudi 14h30 – Open Space (Forum Ouvert)

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, un Open Space ou Forum Ouvert consiste à un échange sans ordre du jour, sur une durée donnée. Il comporte une seule loi, celle des deux pieds, à savoir « Si vous n’êtes ni en train d’apprendre, ni en train de contribuer, suivez vos deux pieds et passez à autre chose » et 4 principes :

  • tous ceux qui viennent sont les bonnes personnes
  • quoi qu’il se passe c’est la seule chose qui aurait pu se passer
  • ça commence quand ça commence
  • quand c’est fini, c’est fini !

Il existe également deux animaux totems, les abeilles qui circulent d’ateliers en ateliers et les papillons qui prennent une pause ou réfléchissent.

La charge mentale

Inspirée par une bande dessinée d’Emma « Fallait demander », le questionnement était sur la répartition des taches domestiques et l’agilité à la maison. Une discussion ouverte sur celles (et dans une moindre mesure ceux) qui considéraient qu’elles assumaient la charge mentale, c’est à dire le fait de devoir penser à faire les choses, qui avaient ou non réussit à répartir les taches, et quelles pratiques agiles avaient été mises en place à la maison. Certains ont mis en place un Kanban. D’autres un système de remerciement à chaque tache accomplie, ce qui implique de communiquer sur le fait que la tache ait été faite.

Comment mieux gérer son temps ?

Tout d’abord, faire la différence entre productivité et temps de travail. Mettre deux heures à faire quelque chose parce qu’on est sans arrêt interrompu rend improductif. Le temps est perdu à se remettre dans ce qu’on faisait.

La méthode GTD (Geting Things Done) permet de s’organiser pour faire les choses et avoir des résultats. Elle est basée sur trois principes : on choisit à chaque fois en pleine connaissance de cause ce que l’on fait. On ne porte son attention que sur ce qui est actionnable maintenant. On est tranquille sur ce que l’on ne fait pas : soit on a choisi de ne pas y donner la priorité, soit ce n’était pas faisable maintenant. Toute l’attention, la créativité et l’énergie sont mobilisées sur la seule action qu’on a délibérément choisi de faire. Cette méthode demandant une certaine rigueur, et étant une habitude à prendre, c’est plus facile de la mettre en place en la couplant à une habitude déjà prise (juste avant ou juste après).

Certains ont de petites astuces : mettre un totem qui signale qu’on ne peut pas être dérangé (puis reporter les jours sur un calendrier à la vue de tous), ou couper toutes les communications de temps en temps. Koober est une entreprise dont le travail consiste à faire des résumés de livres à lire en 20mn ce qui permet de gagner du temps sur les sujets techniques. On peut aussi faire des filtres dans les mails, et les envoyer directement dans des dossiers. Et ne les lire qu’une fois par semaine. Et virer les notifications (surtout celles qui font un son)

Les doléances de l’agile france 2017 / la parité qui chute

Point original, qui m’a permis de faire remonter le manque (voire l’absence) de choix végétalien lors du repas du midi. Je me suis contentée de pain et de riz nature. Et d’une tomate qui servait à décorer un plateau de fromage. Ce fut pertinent car le tir a été corrigé dès le soir au repas (auquel nous n’étions malheureusement pas). Le lendemain midi il y avait même tout un banquet végétarien/végétalien.

La suite de la session concernait le nombre de femmes présentes à Agile France 2017. Celles-ci étaient en effet beaucoup moins nombreuses par rapport à l’année dernière. Et, du coup, comment faire pour les faire venir? Moi j’ai fait le papillon donc je n’ai pas la réponse, on ne juge pas.

 

Vendredi 9h20 – De SAFe à Scrum

Arnaud Villenave twitter Sarine

Arnaud et Sarine nous font un retour d’expérience sur leur produit Libon, un service de téléphonie ip. Notamment, le contrôle des transformations qui a été difficile suite au départ du coach. Ils font des sprints d’une semaine, et la fin de sprint est le jeudi. Ainsi la journée du vendredi est libre, ce qui laisse le temps aux développeurs de travailler sur des projets de manière autonome, et au PO de récolter et noter le feedback en vue du prochain sprint. Ils ont animé un atelier afin de déterminer les rôles de chacun.

Un livre qui les a inspiré : la vérité sur ce qui nous motive, de Daniel H. Pink. Un principe : KISS, Keep It Simple. Stupid.

Ils ont mis en place des tests de type A/B Testing, afin de pouvoir avoir un feedback utilisateur sur une fonctionnalité.

Concernant le personnel, autonomie et responsabilité sont mises en valeur. Le but étant de réduire une équipe devenue trop grosse, revenir à l’humain et aplatir l’organisation. Pour se faire il a fallu pousser les gens à s’exprimer. Les compétences des personnes sont plus importantes que leur rôle.

En engageant par la motivation, valorisant et favorisant la prise d’initiative, et en donnant le droit à l’erreur les résultats sont beaucoup plus efficaces qu’avec un nombre plus important d’employés. Il est apparu comme essentiel de prioriser et faire des choix plutôt que grossir. Livrer un Produit Minimum Viable (MVP) et le libérer des croyances.

 

Vendredi 10h30 – Lancer un projet agile en 5 jours chrono

Yann Gensollen twitter

Yann est le co-fondateur de #play14 une série de conventions qui regroupe de personnes qui pensent que jouer est la meilleure façon d’apprendre et de comprendre. Il est également consultant pour Marmelab.

Son travail consiste à préparer le terrain pour les développements à venir dans un projet agile. Il a fait le tour de force de nous parler durant une heure avec une seule slide, et sans que ce soit ennuyant. Sa façon de faire est toujours facturée 5JH répartis sur deux semaines à un mois. Dix étapes incontournables (pour la plupart) que vous pouvez retrouver en détail sur son blog.

Tout d’abord en collaboration avec le client, il définit la Vision permet de faire ressortir les objectifs. Ensuite, les KPI sont les indicateurs à prendre en compte afin de vérifier la tenue de ces objectifs. En troisième vient une étude des risques liés au projet, puis quasiment imbriqué celle de la concurrence.

Une fois les quatre premières étapes effectuées, viennent les Personas, une vision d’un utilisateur imaginaire représentant un groupe de personnes dont les motivations, comportements et buts sont proches. Les personas aident à déterminer ce que le produit doit faire et comment il devrait fonctionner.

Ensuite il construit l’Ubiquitus Langage est un dictionnaire  de langage partagé, qui permet de mettre en place des concepts clés. Les mots clés sont en anglais et seront utilisés pour le code, les déclaration de variables…

Le Parcours utilisateur se met en place via le story mapping. La combinaison de tout ce s éléments permet de mettre en place l’architecture du projet, puis de commencer à construire le backlog – avec l’aide du PO.

Et enfin en dernier, l’organisation du projet consiste à récolter les divers accès et contacts dont les devs pourraient avoir besoin

 

Vendredi 11h30 – Les dailies

Jonathan Boccara twitter

Un problème récurent dans les entreprise est la gestion des formations. La plupart du temps, les employés n’ont pas le temps, sont trop pris par leur travail, autant ceux qui ont le besoin d’être formés que les formateurs (dans le cas de formations internes).

Pour contrer ça, l’entreprise de Jonathan a mis en place les dailies. Ce sont des formations courtes (10 à 15 minutes), tous les jours, en interne et dans les bureaux. Chaque session est filmée et postée sur un wiki, pour que ceux qui souhaitent la consulter, ou revoir puissent le faire. Les sessions sont filées sur un mois, découpées en tout petits bout. A la fin d’une session ceux qui sont intéressés peuvent rester et poser des questions, les autres se remettent simplement au travail.

 

 

Pour le formateurs les avantages sont nombreux, cela lui permet de progresser sur son sujet (préparation d’un quart d’heure avant), et l’entraine à la présentation. Dans les grandes entreprises c’est aussi un moyen de rencontrer des gens à qui on ne parle pas tous les jours.

On peut le trouver sous twitter avec le hashtag #devDailies

 

Vendredi 12h – Parents Positifs, enfants agiles

Gaelle Bourven

Personne ne nous apprend comment fonctionnent les gens, la gestion des conflits, la motivation de chaque personne…

Pour être bienveillant, il faut reconnaître que les gens font du mieux qu’ils peuvent avec les moyens qu’ils ont. D’autant plus avec les enfant. Il faut savoir que la maturité du cerveau arriver entre 20 et 30 ans et en tenir compte. Faire des phrases affirmatives, car la négation entraîne de la complexité. (Qui ne s’est jamais fait de nœud au cerveau en essayant de décortiquer une double voir triple négation ? N’essayez pas de ne pas y penser !)

On devrait plus exprimer ce qu’on voudrait plus que ce qu’on n’aime pas. (Par exemple « Je voudrais savourer mon café dans le silence » plutôt que « je n’aime pas que tu viennes me parler pendant que je bois mon café »). Le cadre doit être clair et orienté vers l’objectif, sans oublier l’importance du respect de chacun.

 

Certaines personnes font des dailies en famille, ce qui leur permet de se mettre au point sur les choses à faire, et ce qui s’est passé la veille ou durant la journée (selon l’heure du daily).

La bibliographie  :

C’est pour ton bien – Alice Miller

Parler pour que les enfant écoutent, écouter pour que les enfants parlent – Adèle Faber et Elaine Mazlish

Vendredi 14h10 – Réinventez vos cérémonies

Blog de Jean-Pierre Lambert autodidacte sur le métier de Scrum Master

Cet atelier participatif était conçu pour nous permettre de trouver de nouvelles idées pour les cérémonies. Le but étant dans un premier temps de sortir un nombre important d’idée, et d’en créer de nouvelles par effet de rebond. Par exemple « Faire la rétrospective dehors » a entraîné par rebond « Aller faire un pique-nique ». Ensuite une fois la masse d’idée récupérée chaque personne devait en défendre une et les soumettre au vote des autres, sachant que si au moins un vote contre, l’idée est rejetée et doit être abandonnée où avoir une contre proposition. Si elle est rejetée trop souvent, on abandonne l’idée et on passe à la suivante.

Dans un troisième temps, on récupère toutes les idées validées et on les fait passer dans une grille NUFF pour savoir si l’idée est Nouvelle, Utile, Faisable, et Fun. Chaque personne vote à main levée avec un nombre de doigts, 0 correspondant à pas du tout, et 5 à totalement, et on comptabilise le total des points. Ensuite il convient d’identifier l’idée totalisant le plus de points.

Avec cette idée, en groupe une personne fait le scribe, une l’avocat du diable (il va contrer l’idée par tous les moyens) et les autres sont les anges. L’avocat du diable doit avancer un contre-argument, et les anges trouver un arrangement. Le scribe note tout ce qui se dit.

A la fin de chaque étape, un petit questionnaire circulait avec des questions auxquelles sur les pièges, l’auto-censure, et notre état d’énergie.

Vendredi 16h20 – La CNV

Qu’est-ce que c’est, comment l’utiliser?

L’observation est différente de l’évaluation. La communication non violente est un langage dynamique. Il ne faut pas faire de généralités. De même il faut éviter les négations qui enferment, figent et invitent au jugement. Le jugement doit être à tout prix évité car il ferme la conversation, la personne jugée se sentant agressée (à juste titre).

Par exemple. « Il y a des gens vraiment mal élevés qui ne nettoient pas » devient « A midi Claire et Marc ont sali la table et laissé des traces de leur repas. »

De même on ne doit pas interpréter les sentiments des autres ou faire des diagnostiques et des pronostiques. Ce qui est dit doit être mesurable par une personne extérieure.

Qu’est-ce que j’éprouve ? « Mon besoin d’hygiène n’est pas respecté »

Esclavage affectif : il faut comprendre qu’on n’est pas responsable des sentiments des autres. De même ils ne sont pas responsable de nos sentiments. Nous sommes les propres responsables de nos propres sentiments.

Le bonhomme OBSD résume la CNV.

Dans notre exemple :

  • O : A midi Claire et Marc ont sali la table et laissé des traces de leur repas. (C’est un fait, et pas un jugement)
  • S : Je trouve désagréable que la table soit sale lorsque j’arrive pour manger. (J’exprime mon propre sentiment)
  • B : J’ai besoin que la table soit propre. (Et le besoin réel que j’ai, sans demander d’action)
  • D : Claire, Marc, pouvez-vous nettoyer derrière vous après votre repas s’il vous plait ? (Être prêt à essuyer un refus, mais dans les faits demandé de cette manière, cela arrive rarement)

 

Birt 4.2 et la gestion des images

    Birt 4.2 ne veut que du 96 ?

birt 4.2 72dpi photoshopEn passant à Birt 4.2 pour l’édition de documents nous nous sommes rendu compte que la gestion des images était sensiblement différente d’avec les versions précédentes.

Birt 4.2 contrairement à ses prédécesseurs prend exactement la taille de l’image spécifiée en cm/pouces. Autrement dit pour la taille d’un logo standard de 450px de large, on se retrouve avec un logo imprimé avec une taille de 3,81cm pour une haute résolution de 300dpi (pixels par pouce), mais le même logo de 450px en résolution 72dpi (le standard du web) aura une largeur de 15,88cm une fois imprimé, là où avant Birt se servait de la taille en pixel en imprimant toujours avec la même résolution.

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Texte défilant en css avec CSS3

Comment faire un Texte défilant en css ?

Texte défilant en css et l’utilisation de l’attribut data-text pour fournir un roulement continu

Le plus simple pour faire un texte qui défile, c’est d’utiliser la balise <marquee> pour encadrer la partie à faire défiler. C’est simple certes, mais marquee étant une balise propriétaire de Microsoft, elle n’est pas valide w3c (bien qu’elle soit correctement interprétée par tous les navigateurs) et quand on se soucie d’avoir un site valide elle est donc exclue.

Une autre solution, un peu plus complexe mais cependant accessible est d’utiliser javascript pour simuler le défilement. C’est d’ailleurs la solution qui est le plus proposée par les internautes. Mais comment faire si, pour une raison ou une autre on ne veut pas ou ne peut pas utiliser javascript ?

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Scrum : retour aux fondamentaux

Retours sur la méthode Scrum après 6 ans d’utilisation

Les 10 et 11 Avril se déroulait la quatrième édition du ScrumDay. L’occasion pour nous de découvrir pas mal de nouveautés mais également de revenir par certains aspects sur les notions essentielles de l’agilité.

La keynote d’ouverture était assurée par Alistair Cockburn, signataire et co-auteur du manifeste agile. Les slides de la keynote se trouvent ici.

Il est revenu sur les 4 valeurs du manifeste et leur trop (souvent) mauvaises interprétations puis a introduit un concept issu de l’Aïkido qui décrit les 3 étapes de l’apprentissage :

  • Shu (守:しゅ?, « protéger », « obéïr ») — sagesse traditionnelle – apprendre les fondamentaux
  • Ha (破:は?, « se détacher », « digresser ») — casser avec la tradition — trouver les exceptions à la sagesse traditionnelle, trouver de nouvelles approches
  • Ri (離:り?, « quitter », « se séparer ») — transcender — il n’y a pas de technique ou de sagesse traditionnelle, tous les mouvements sont permis

(source wikipedia)

Ce concept est pour lui réplicable quelque soit le domaine d’application et en particulier l’agilité.

Il a ensuite zoomé sur Scrum et ce qu’il nomme le coeur de Scrum :

  1. Livrer à chaque sprint
  2. Laisser l’équipe décider
  3. Inspecter et s’adapter tous les jours, et à chaque sprint
  4. Un Scrum Master a du temps pour lever les obstacles
  5. Le métier ne s’exprime qu’à travers une seule voix (Product Owner)

Mais le plus intéressant est qu’il considère « tout le reste » comme « barnacles » (parasite) ou pire rumeur et ouï-dire :

  • Burn-down charts
  • Kanban (Not-started | Started | Done) boards
  • ScrumMaster is / is not the project manager / product owner / tech lead
  • Product Owner is / isn’t invited to the dailies
  • The “3 questions” at the daily stand-up
  • User stories
  • Planning Poker
  • Fibonacci numbers / hours / story points

Il ne veut pas dire par là que l’on doit jeter toutes ces pratiques à la poubelle mais bien qu’elles doivent être choisi par l’équipe elle même si celle-ci considère que telle ou telle pratique apporte un plus aux 5 points points qui constituent le coeur de Scrum.

Et nous dans tout ça ?

Cela fait presque 6 ans que nous « utilisons » Scrum. Nous avons mis en place toutes ces pratiques et plus, puis en avons abandonné car l’équipe ne les trouvait pas/plus adaptées :

  • Pas adaptée comme par exemple le planning poker : nous trouvions que cette pratique était trop fastidieuse et pas assez productive par rapport à la taille de notre backlog. Avec cette pratique, nous estimions environ 10 user stories en une heure alors que nous en avions 100 à chiffrer. Nous avons depuis mis en place une autre pratique qui nous correspond plus.
  • Plus adapté comme par exemple la revue de backlog : dans les premiers mois/années nous faisions une revue de backlog périodique avec l’équipe qui permettait à notre PO d’affiner les User Stories grâce au commentaires de l’équipe et de débuter une conception de haut niveau. L’expérience (culture) aidant, nous n’avons plus eu besoin de cette revue et si certains points ne sont pas clairs, nous avons la faculté de donner des réponses « à la volée » lors des démarrages de sprint (connaissance partagée).

Depuis quelques mois nous avons débuté de nouveaux produits et patatra… Nous nous sommes pris les pieds dans le tapis, sans vraiment s’en rendre compte. Nous avons adopté les mêmes pratiques et réflexes (nature) que pour notre produit principal, mais en omettant quelques détails :

  • Nouveautés produits (fonctionnel et conception)
  • Manque d’expérience de l’équipe : pas en terme d’années mais sur les produits, les rôles (PO) et l’architecture

Ces problèmes sont, bien entendu, remontés lors des rétrospectives de sprint, mais le diagnostic que nous en avons fait était assez parcellaire.

Un petit détour par la Coach Clinic du ScrumDay (merci à Fabrice Aimetti@fabriceaimetti) suite à la keynote, quelques échanges de tweets, et la lumière fut : le contexte dans lequel nous évoluons n’est plus le même, nous devons (ré)apprendre, (re)pratiquer (Shu) pour ensuite progresser dans le Ha et le Ri. L’équipe va donc devoir se réapproprier certaines pratiques qui lui permettront sur ces nouvelles bases d’acquérir l’expérience nécessaire à son évolution.

En conclusion et avec une vision plus « aérienne », nous devons constamment évoluer dans une spirale dynamique : pratique, culture, nature, pratique, culture, nature, … afin de nous permettre de revenir aux fondamentaux lorsque c’est nécessaire pour ensuite transcender et transgresser l’existant pour toujours être en mouvement. (Merci à Pablo Pernot @pablopernot)

« Notre nature est notre culture, et notre culture est notre nature » Edgar Morin. (Pablo, La Horde Agile)

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