Catégorie : Java

DEVOXX France 2017 : le débrief

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Les présentations se sont enchaînées lors du DEVOXX France 2017.

Nous avons participé au Devoxx France 2017 qui s’est déroulé du 5 au 7 avril 2017. Dans cet article, nous allons vous présenter quelques conférences intéressantes que nous avons pu suivre. Ces retours sont basés sur notre compréhension personnelle, chacun est accompagné de la présentation YouTube. Libre à vous de les regarder pour vous forger votre propre opinion !

 

PRÉPAREZ-VOUS A LA MODULARITÉ SELON JAVA 9 youtube

Alexis Hassler twitter ET Remi Forax

Cette université de 3h portait sur le projet Jigsaw de Java 9. Il est censé régler les problèmes de dépendances et classpath (en le remplaçant par un module path), les problèmes de librairies présentes dans différentes versions dans le classpath… Cela a permis un découpage du JDK pour pouvoir le distribuer sans forcément tout inclure, juste le nécessaire. Pour les librairies externes aussi, par exemple si on veut juste la partie injection de dépendances de Spring, cela pourra être un jar de quelques kilos au lieu de quelques mégas aujourd’hui.

La config des modules de nos applications va passer par la définition de fichiers « module descriptor » qui vont spécifier notamment quels packages exposer aux autres modules et quels modules importer. Dorénavant, les classes publiques ne le seront plus pour toute l’application, mais uniquement pour le module. Avec ceci, Java 9 va passer également pas mal d’API en deprecated. A partir de maintenant et des prochaines versions, il va avoir du ménage et des deprecated seront supprimés, il faut s’attendre à pas mal de breaking changes potentiellement.

Une bonne partie de la conférence était ensuite de migrer une appli en Java 8 vers Java 9 en la découpant en modules. A noter qu’un bypass de cette utilisation par module sera possible pour inclure d’anciens jar par le biais d’un classpath dédié, de façon à pouvoir toujours utiliser d’anciennes librairies qui ne migreraient pas sous ce style d’architecture.

 

TENSORFLOW ET L’APPRENTISSAGE PROFOND, SANS LES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES youtube

Martin Görner twitter

Le but de cette université était de présenter le framework Tensorflow, rendu opensource par Google. Il s’agit d’un framework qui permet de manipuler des réseaux de neurones « simplement » (ou en tout cas plus simplement que ce que cela pouvait l’être jusqu’à maintenant). La conférence a été illustrée par deux exemples qui ont permis de présenter pas mal de fonctionnalités et fonctions mathématiques intégrées au framework.

Le premier exemple était la reconnaissance de chiffres. Il y avait un jeu de données de plus de 60 000 chiffres écrits de façon manuscrite que le réseau devait reconnaître au mieux. Nous allons écrire quelques principes qui ont été décrits, mais pour l’explication assez complexe il faudra regarder la rediffusion de la conférence ! Malgré le fait que le conférencier a bien vulgarisé les principes, cela reste assez dur à retranscrire.

Il a évoqué les matrices multidimensionnelles, les fonctions Softmax, Sigmoid et RELU (Rectified Lineara Unit), la cross entropy, l’algorithme d’optimisation gradient descent, la fonction de régularisation Dropout… Les réseaux convolutionnels ont aussi été évoqués, ainsi que les réseaux récursifs. Ces derniers sont très puissants et permettent de mettre en relations des couches de réseaux de neurones afin d’analyser plus finement les données. A la moitié de la conférence, nous sommes arrivés à un taux de reconnaissance des chiffres de plus de 96%, avec seulement une trentaine de lignes de code.

Le deuxième exemple était de faire intégrer l’ensemble des oeuvres de Shakespeare à un réseau récursif, afin de générer de nouveaux textes. L’oeuvre qui a été générée en live était assez impressionnante, avec des actes, des personnages inventés, des dialogues… En regardant de plus près l’ensemble du texte n’avait pas vraiment de sens, mais on arrive à un résultat assez cohérent sur la structure, l’agencement des mots, etc. Le même principe avait d’ailleurs été appliqué aux oeuvres de Rembrandt, suite à quoi un réseau neuronal avait produit une peinture totalement inédite de cet artiste, respectant l’époque, sa manière de peindre, … On en vient à se demander si on peut considérer cette oeuvre comme un original de Rembrandt ou non.

Ces systèmes sont également utilisés de nos jours pour Google Traduction, la reconnaissance d’images, bientôt la médecine pour détecter des cancers… et bien d’autres domaines.

 

JAVA 8, C’EST BIEN. JAVASLANG, C’EST MIEUX youtube

Mathieu ANCELIN twitter

Cette conférence avait pour but de présenter la librairie Javaslang et son avantage par rapport aux API standards de Java 8. Cela a été fait sous la forme d’une démo de refactoring d’une application.

La librairie présente des fonctionnalités utilisées telles que des List.of ou HashMap.of pour instancier facilement des collections avec des données. On peut noter aussi un type Either<Trowable, Objet> qui permet à une fonction de retourner soit son résultat attendu soit l’erreur qui s’est produite. Il y a également des fonctionnalités pour faciliter l’utilisation des streams, qui permettent, entre autres, de se passer des collectors. A noter que toute collection de Javaslang peut être transformée en collection classique avec une méthode .toJavaList().

 

JAVA 9 MODULO LES MODULES youtube

Jean-Michel Doudoux twitter

Cette présentation consistait à lister les nouveautés de Java 9, sans parler du projet Jigsaw et ses modules. On va avoir :

  • Des try with ressources plus concis.
  • Les opérateurs diamants seront possibles sur les classes anonymes.
  • Les interfaces pourront avoir des méthodes privées.
  • Des factory seront disponibles pour créer des collections immuables.
  • De nouvelles méthodes seront disponibles sur les streams, comme les takeWhile et dropWhile, ou encore les Stream.ofNullable.
  • L’organisation des fichiers du JDK va changer, le JRE et le JDK ne seront plus séparés comme avant.
  • L’utilisation de java en ligne de commande supportera les options standards GNU.
  • Les jar pourront contenir plusieurs releases d’une même librairie.
  • L’outil jshell sera disponible pour avoir une console Java et exécuter des bouts de code.
  • Certains outils du JDK seront retirés, comme le rt.jar et tools.jar.
  • Les numéros de version du JDK auront un nouveau format, de type MAJOR.MINOR.SECURITY.PATCH, par exemple 9.2.3.1.
  • Les objets String prendront moins de place en mémoire.
  • L’outil jdeprscan permettra de scanner nos projets pour savoir si on utilise des API deprecated.
  • L’API StackWalker pour une meilleure lecture des stacks d’erreurs, mieux filtrées et plus claires.

 

LE STREAMING D’API : POURQUOI ET COMMENT TRANSFORMER VOS APIs STATIQUES EN DONNÉES EN TEMPS RÉEL ? youtube

Audrey Neveu twitter

Cette présentation consistait à présenter les différentes méthodes disponibles pour faire des API utilisables en streaming :

  • Long polling : à bannir car il bloque le client et la communication n’est que dans un sens. Une nouvelle connexion est créée à chaque fois, on a aucune idée de si une requête est nécessaire, si les données sont changées ou pas.
  • Webhooks : l’utilisateur renseigne au service l’URL qu’il doit appeler. Cela est assez contraignant, compliqué à debugger et ne fonctionne pas sur smartphone.
  • Websockets : la communication est bidirectionnelle et réalisée en binaire. Le client redémarre la connexion si elle est perdue. Un point négatif est la méthode de connexion un peu particulière qui peut nécessiter de devoir reconfigurer les firewalls. Cette méthode est généralement plus utilisée pour les chats et jeux vidéos.
  • Server Sent Event (SSE) : les performances sont meilleures mais la communication est unidirectionnelle (le serveur push les données au client). Cela fonctionne par le protocole HTTP standard. Pas de support par IE ni Edge mais des polyfills existent.

La présentation s’est terminée par l’utilisation d’une api SSE connectée au cours du Bitcoin et à un drone sur scène afin de le faire décoller ou atterrir en fonction de ce cours.

SPRING FRAMEWORK 5.0 youtube

Stéphane Nicoll twitter

La présentation a fait un petit overview de la nouvelle version de Spring à venir. La RC est disponible et la finale sortira légèrement avant Java 9.

Les performances de démarrage ont été grandement améliorées. Certains cas montrent un démarrage en 100ms au lieu de 6s, cela grâce à une meilleure gestion du contexte. Avant les classes étaient scannées au démarrage pour analyser toutes les annotations, maintenant cela est fait à la compilation en gardant un fichier mapping. Java 9 sera bien sûr supporté, ainsi que le protocole HTTP 2 et le langage Kotlin. Le framework pourra fonctionner avec une programmation Reactive de bout en bout. Il sera ainsi possible d’appeler une API qui streamera directement le contenu de la base en un flux infini (ou pas) de données, et non plus attendre que toutes les données soient transmises d’un coup. Des types Flux et Mono ont été ajoutés pour cela.

Les API pourront également être utilisées en mode fonctionnel et non plus forcément par annotations.

 

10 MÉTHODES POUR RENDRE HEUREUX LES DÉVELOPPEURS, LA 7EME VA VOUS ÉTONNER ! youtube

Cyril Lakech twitter ET Romain Linsolas twitter

Un développeur de chez Axa et un de la Société Générale nous ont parlé de leur vision pour rendre les développeurs heureux en entreprise. Il faut pour eux :

  • Investir dès le recrutement, ne pas mentir au candidat, parler de code avec lui pour savoir si les pratiques de l’entreprise correspondent à ce qu’il attend… Pourquoi pas l’intégrer une demi journée à l’équipe, parler de la culture, la vision, etc.
  • Proposer une perspective de carrière pour que les développeurs restent plusieurs années. Ne pas être toujours dans le rush, prévoir du temps pour qu’ils puissent apprendre, découvrir de nouvelles choses.
  • L’environnement est important. L’Open Space est déconseillé, ou il faut en tout cas mettre à disposition des bureaux flexibles (endroits pour s’isoler), des espaces de détente, des bureaux adaptés aux envies de chacun (debout ou assis). Un bon matériel et de bons logiciel sont aussi importants pour ne pas être frustré, permettre le télétravail.
  • Organiser son travail, découper en petites équipes, feature teams, devops.
  • Software Craftsmanship : bien concevoir le logiciel, penser à la valeur ajoutée de chaque évolution, faire des codes review, du pair programming.
  • Avoir une ouverture technologique.
  • Faire plaisir aux développeurs ce n’est pas que le café gratuit, les pizzas, les nerfs, le baby-foot… Tout ceci est juste un plus et il ne faut pas perdre de vue le reste. Les autres sociétés proposent la même chose et les autres éléments de cette liste vont aussi être déterminants.
  • S’organiser en communauté, pouvoir trouver de l’aide dans les équipes et se rendre utile en aidant les autres.
  • Contribuer à l’open source. Cela permettra de continuer l’apprentissage, de recevoir des critiques constructives et de s’améliorer.
  • Participer aux événements, Devoxx, Meetups, BBL, hackatons (1 à 3 jours), conférences interne, sponsoring d’événements… Toujours dans un but d’apprentissage, d’ouverture d’esprit.
  • Valoriser les développeurs pour qu’ils puissent apprendre tout le temps.

 

SOYEZ HOLOGRAPHIQUE ! youtube

Michel Rousseau twitter

Présentation des HoloLens par Microsoft. Très beau produit, unique en son genre qui permet une projection (et non un affichage) d’hologrammes sur des « lunettes ». L’orientation du produit est plus professionnelle pour l’instant et permet par exemple à un mécanicien d’avoir les plans d’une voiture sous les yeux en permanence, de faire des appels Skype… L’avantage ici est vraiment d’avoir des hologrammes qui se superposent au réel et qui enrichissent le quotidien. Le « casque » capte son environnement grâce à la même technologie qui avait été utilisé dans Kinect et il est complètement indépendant (environ 2h30 d’autonomie), il intègre CPU, GPU, RAM, DD, …

Il est cependant très cher : 3299€ pour l’édition de dev, 5499€ pour l’édition commerciale.

La conférence s’est finie avec la présentation d’un nouveau concept en cours de recherche par Microsoft. Il s’agit « simplement » de pouvoir afficher l’hologramme d’une autre personne, dans la pièce où vous êtes. Ils ont appelés ça l’Holoportation et cela ressemble très fortement à ce qui est montré dans les films Star Wars… C’est encore en développement et cela nécessite notamment une dizaine de Kinect dans toute la pièce pour fonctionner !

 

UNE APPLICATION QUI VOIT, ENTEND ET RÉPOND youtube

Christophe Jollivet twitter ET Mickael Debonnaire twitter

Cette présentation montrait comment construire simplement une application utilisant les dernières avancées en terme d’intelligence artificielle. Pour cela quatre services nous ont été présentés :

  • Beta face pour faire de la reconnaissance d’image, et de visages plus précisément.
  • Speech recognition afin de transformer en texte ce que dit l’utilisateur à voix haute.
  • Api.ai pour reconnaître ce texte et faire des actions en fonction de ce que demande l’utilisateur.
  • Les APIs standards des OS pour générer de la voix et répondre à l’utilisateur.

 

PATTERN MATCHING EN JAVA (10 ?) youtube

Remi Forax

Cette présentation nous a donnée un aperçu de ce qui est dans les chantiers pour Java et ce qui pourrait être intégré à la version 10 ou plus. Les trois projets les plus important ont été détaillés.

  • Valhalla, apportant les Value Types et la Generic Specialization.
  • Panama, pour pouvoir manipuler plus facilement le code natif, notamment pouvoir appeler des fonctions C/C++ depuis la JVM.
  • Amber, apportant l’inférence des types. On pourra faire var name = « Julien » au lieu de String name = « Julien ». Les énumérations sont améliorées avec la possibilité de les rendre génériques. Les lambdas seront améliorées avec quelques idées qui avaient été laissées de côté. Des classes « data » qui permettraient de pouvoir juste déclarer les champs, le compilateur générera les accesseurs et constructeurs. Le Pattern Matching pourra également être de la partie.

Une bonne partie de la présentation était dédiée à ce dernier, avec une proposition de l’implémentation future possible. Il permettrait d’améliorer grandement les switch et de se passer des if-else-if-else-if à la chaine.

 

DE BRONZE A LÉGENDAIRE, COMMENT RÉUSSIR VOS IA DE BOTS youtube

Grégory Ribéron twitter

La présentation était vouée à nous expliquer comment créer des IA de bots efficaces qui peuvent atteindre le top 100 sur des sites tels que CodinGame. L’essentiel est de progresser pas à pas, bien comprendre l’énoncé, mapper correctement les mécanismes du jeu, regarder notre bot jouer, s’inspirer des autres…

Une des techniques est notamment l’utilisation d’algorithmes génétiques, qui permettent de prévoir certaines issues du jeu et ainsi corriger le comportement du bot en temps réel.

 

RECETTES, OUTILS, API ET SERVICES POUR CONSTRUIRE SON EQUIPE OU SA STARTUP youtube

Nicolas Martignole twitter

Trois maîtres mots pour le conférencier : rapidité, transparence et intensité.

On dénombre certains outils et/ou api externes pour simplifier la vie des codeurs et de l’entreprise. Cela passe par des outils de gestions de mail avec Mailjet et Mailgun.
Un point était axé sur la sécurité avec la gestion de double authentification et les réinitialisations de mot de passe par sms.
Egalement le monitoring de services avec des scénarios pour la gestion des temps de traitements avec Runscope.

Puis un gros point sur la communication interne et externe avec des outils performants de live chat pour augmenter la réactivité comme Slack et ses différents modules connectés (runscope, jenkins, etc).

 

JUnit-Docker youtube

Xavier Detant twitter ET Vincent Demeester twitter

Présentation rapide de la libraire JUnit-docker pour JUnit 5. Elle permet grâce à des annotations de lancer des conteneurs au démarrage d’une suite de tests. Plusieurs options sont disponibles, notamment pour spécifier l’image à démarrer et les ports à exposer. Le conteneur peut être redémarré pour chaque test ou réutilisé pour l’ensemble.

 

Log me Tender youtube

Olivier Croisier twitter

Discussion intéressante sur la mise en place d’une couche de service pour gérer les logs au sein d’une application. Cela permettrait de faire évoluer tout un log orienté métier avec des précisions comme les horaires de démarrage et fin, la durée, etc.. Tout ceci par la modification d’une seule méthode appelante. Cela permettrait également d’utiliser du java 8 dans le traitement de la couche de log car actuellement Log4j n’est pas migré et donc pas d’utilisation possible de lambda par exemple.

 

Retours sur Devoxx France 2016 : le jeudi

Devoxx 2016

 

Le but de cet article est de vous présenter quelques conférences intéressantes que j’ai pu suivre cette année, le jeudi 21 avril 2016, au Devoxx France, afin de vous donner envie de les consulter par vous-même. Ces retours sont basés sur ma compréhension personnelle et mes souvenirs, il se peut donc que cela ne soit pas complet ou ne reflète pas complètement la réalité ! Les liens vers les conférences sont donnés à chaque fois pour vous permettre de juger par vous-même.

 

La médecine de demain youtube

Jean-Michel Billaut twitter

Cette première keynote de Devoxx 2016 a permis d’avoir un aperçu de ce que pourra être la médecine demain. Le séquençage de nos génomes devrait devenir un standard pour arriver à une médecine de précision; les traitements seront adaptés à notre organisme et ne seront plus génériques. Cela servira à évaluer notre état de santé et détecter plus en amont cancers et autres maladies. Le séquençage de génomes est déjà possible à l’étranger, mais illégal en France et puni par la loi. La France accuse donc un retard là-dessus. Des startups anglaises, américaines et chinoises ont déjà une grosse base commune de génomes à des fins d’analyses. Une startup chinoise est d’ailleurs déjà évaluée à un milliard de dollars dans ce domaine.
D’autres technologies pourront par exemple nous permettre d’analyser nos aliments en temps réel, d’en connaître leur composition et faire le lien avec notre génome et état de santé pour savoir s’il est recommandé de manger telle ou telle chose.

 

The impact of code in society youtube

Joel Spolsky twitter

Deuxième keynote de la journée. Un des fondateurs de Stack Overflow nous a fait réfléchir sur l’impact des développeurs sur notre vie quotidienne. La décision d’un développeur peut impacter des milliers de personnes, comment celles-ci vont se réveiller le matin, comment elles vont faire du sport… Mais aussi changer l’humeur des personnes. L’exemple de Facebook était évocateur. Facebook n’affiche pas toutes les publications de tous vos amis, un algorithme se charge d’en afficher une plutôt qu’une autre. Il revient donc aux développeurs notamment de choisir que montrer à l’utilisateur. Uniquement des publications qui le rendront heureux ? Et dans ce cas cacher l’annonce d’une maladie d’un ami ? Faut-il que Facebook affiche la photo de votre ex avec son/sa nouveau/nouvelle copain/copine ? Il y a des décisions morales à prendre qui impactent plus d’un milliard de personnes. De même, qu’est-ce qui empêcherait Facebook d’influencer l’opinion des gens et de prendre un parti politique en mettant plus en avant un certain candidat et ainsi lui apporter plus de voix ?
Un autre exemple est celui de l’employé Amazon qui déplace des cartons toute la journée dans un entrepôt, en suivant les instructions données par un logiciel. Celui-ci dicte les pas et « contrôle » en quelque sorte tous les jours des centaines d’employés.
En conclusion, nous ne passons pas 5 minutes sans utiliser un logiciel qui impacte notre vie, d’une certaine manière décidée par un développeur ou une société et cela n’ira qu’en empirant.

 

L’entrepreneuriat au féminin youtube

Natacha Quester-Séméon twitter

Dernière keynote de la journée, intéressante et orientée féministe. La speakeuse nous a parlé notamment de Ada Lovelace et Margaret Hamilton, deux femmes sans qui les langages de programmation n’auraient pas été inventés et l’homme n’aurait pas marché sur la lune. Elle nous a également parlé du collectif JamaisSansElles, qui soutient les femmes un peu à la manière du mouvement solidaire international HeForShe. JamaisSansElles a été initié par le club des gentlemen et toutes les personnes adhérant à ce mouvement s’engagent à ne plus participer à une réunion ou débat public s’il n’y a pas au moins une femme participante. Elle nous a parlé ensuite de l’association qu’elle a créée, Girl Power 3.0 qui est composée d’entrepreneuses et innovatrices.
Dans l’ensemble, elle nous a parlé de la place des femmes dans le milieu informatique, de la nécessité de les intégrer dans les projets, organisations et débats.

 

Java SE 8 pour les développeurs Java EE youtube

José Paumard twitter et David Delabassee twitter

Cette session été axée sur la présentation des fonctionnalités de Java SE 8 appliquées à Java EE 7, ce qu’il est possible d’utiliser et ce qui ne l’est pas. Je vous laisse consulter la vidéo pour en savoir plus, elle est agrémentée de nombreux exemples sur notamment la nouvelle API Date, les annotations multiples, la validation de Bean, les streams, etc.

 

Analyzing Images with Google’s Cloud Vision API Speaker Deck

Sara Robinson twitter

Présentation par une Américaine fan de Harry Potter. Elle nous a présenté les possibilités des API de Google, notamment de l’analyse d’images via du machine learning. Il est possible d’envoyer des images à Google et ceux-ci vont nous retourner un ensemble de tags qui décrivent la photo (c’est donc l’inverse de la recherche Google Images). Cette API est très puissante et capable par exemple de faire la différence entre la tour Eiffel de Paris et la réplique à Las Vegas. L’API peut également détecter les visages et l’humeur des personnes. Il y a également une API de speech qui retourne à partir d’un fichier audio le transcript de celui-ci.

 

Stack Overflow behind the scenes – how it’s made youtube

Oded Coster twitter

Un développeur de Stack Overflow nous a présenté leur architecture. Il nous a exposé quelques chiffres impressionnants (à retrouver ici), comme leurs seulement 4 serveurs SQL notamment avec entre 384Go et 768Go de RAM chacun. Ils ont une stack essentiellement Microsoft, mais leur philosophie est simple, ce qu’ils ont actuellement fonctionne très bien, donc pourquoi le changer. Si un jour, dans leurs expérimentations, ils trouvent quelque chose de plus adapté et qui fonctionne mieux pour eux, alors ils migreront. Il n’y a aucun intérêt de migrer juste pour migrer. Leurs 9 serveurs Web leur permettent de faire des mises en production sans downtime, vu qu’ils sont tous en load balancing.
De la même manière, une migration vers le cloud leur coûterait plus cher et il faudrait refaire complètement leur architecture, donc ils n’ont pas souhaité migrer et on gardé leur propre architecture.

 

Retours sur Java 8 youtube

Jean-Michel Doudoux twitter

La présentation était un petit tour des nouveautés de Java 8, avec des bonnes pratiques recommandées par le présentateur.
Par exemple, il est inutile de mettre des Optional de partout, cela ne fait qu’introduire de la complexité. Les Optional peuvent être évidemment utiles, mais cela ne sert à rien de les utiliser à tout prix.
Autre exemple, inutile de vouloir mettre des lambdas à tout bout de champ. Il faut plutôt essayer de faire uniquement des lambdas d’une seule instruction, sinon le débug peut devenir trop complexe. Dans l’ensemble, il faut faire en sorte de garder des instructions lisibles, quitte à sortir les 5 lignes de code d’une lambda dans une méthode à part.
Il faut également faire très attention à la possibilité de lancer des streams en parallèle. Même si le faire est très simple, dans la plupart des cas cela peut ralentir les traitements plutôt que les accélérer… Il ne faut pas hésiter à faire des tests de performance pour s’assurer que l’utilisation du parallel() est bénéfique.
D’autres points sont également abordés dans la conférence, je vous invite à regarder la rediffusion pour en savoir plus.

 

High-Performance Hibernate youtube

Vlad Mihalcea twitter

Présentation très intéressante et assez complexe sur l’utilisation d’Hibernate et comment en tirer un maximum de performances.
Il a parlé des différentes étapes d’une requête (temps d’acquisition de la connexion, logique d’accès aux données, temps de soumission, temps d’exécution, temps de récupération et temps d’inactivité avant release de la connexion) et ce qui peut être fait pour accélérer les traitements. Il a notamment évoqué l’utilisation des batchs insert et update, des relations entre les entités, de cache de données, des paramètres qui ont pu changer entre les différentes versions d’Hibernate, etc.
Le présentateur a d’ailleurs un blog sur lequel il a écrit un bon nombre d’articles sur le framework et un livre sur le sujet.

 

String Concatenation de 1 à 9 youtube

Remi Forax

La présentation a été menée par un maître de conférence à l’université Paris Est Marne-la-Vallée, développeur sur l’OpenJDK et expert JCP sur 3 JSR (invokedynamic, lambda et Jigsaw).
Le but de la présentation était de savoir comment concaténer des strings de manière la plus performante possible.
Après une analyse du bytecode et du code assembleur géré par la JVM, la conclusion contre toute attente était que le plus rapide, dans son cas présenté, est l’opérateur + et non le StringBuilder. Ceci à cause du JIT qui reconnaît certains patterns de code, certaines méthodes communes et les remplace à la volée par du code assembleur optimisé au runtime. Il nous a ainsi conseillé de coder comme la majorité des gens le font pour que le code soit reconnu par le JIT et soit plus performant. Dans l’ensemble, il est donc plutôt conseillé d’utiliser l’opérateur + pour des concaténations simples et le StringBuilder en cas de boucles, tout en gardant des instructions simples dans ce dernier (pas de i++, pas de Object.toString()), sinon les optimisations ne fonctionneront pas.
Il nous a ensuite expliqué que cela sera réglé avec Java 9 grâce notamment à son travail sur la JSR invokedynamic, mais que le comportement des strings risque d’être altéré. Il nous conseille donc dès maintenant de tester les early builds du JDK9 afin de voir s’il n’y a pas de régression et ainsi les reporter.

 

Modular monoliths youtube

Simon Brown twitter

Présentation discutant des architectures monolithiques et microservices. Le speakeur propose tout au long de la conférence une architecture orientée module, organisée par fonctionnalité plutôt que par service, ou DAO ou contrôleur… Selon sa présentation, cela règle la plupart des problèmes d’architecture qui surviennent au bout d’un moment sur les projets. Il a commencé la conférence par la phrase « Monolith are big balls of mud » et fini en disant que si on ne sait pas bien organiser un gros projet, un ensemble de petits projets ne sera pas mieux et ce n’est pas la solution. Sa phrase de fin était donc « Microservices are a distributed big ball of mud ».

 

Performance: Java vous déclare sa flamme youtube

Vincent Beretti twitter et Nicolas Peters twitter

Présentation sur comment débugger plus facilement des problèmes de performances sur des applications Java, ou autre, avec les Flame graphs. Ils ont présenté les outils créés par un développeur de chez Netflix (Brendan Gregg) spécialiste des Flame graphs, afin d’en générer depuis des threads dump. Ils ont pris un cas concret pendant leur présentation et ont analysé les problèmes de performances avec ces outils.

Grails partie 5 : Les contrôleurs et les vues

Grails_logo

 

Bienvenue dans le cinquième article de notre série sur le framework Grails ! Nous allons aborder aujourd’hui les contrôleurs et les vues.

Nous partons du principe que vous avez déjà suivi les quatre articles précédents : Introduction à GrailsGrails partie 2 : création d’une application basiqueGrails partie 3 : La validation et Grails partie 4 : Les relations.

Nous allons en premier lieu analyser le contenu d’un contrôleur, puis nous verrons les éléments importants à connaitre sur les vues.

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Grails partie 4 : Les relations

Grails_logo

 

Dans ce quatrième article sur le framework Grails, nous allons aborder les relations entre entités. Cela va nous permettre de posséder enfin un modèle de données correct et permettre à l’utilisateur, dans notre cas par exemple, de choisir à quelle course il veut participer.

Nous partons du principe que vous avez déjà suivi les trois articles précédents : Introduction à GrailsGrails partie 2 : création d’une application basique et Grails partie 3 : La validation.

Nous allons voir quatre types de relations puis les mettre en oeuvre sur notre application que nous mettons à jour depuis le deuxième article. Pour rendre notre explication plus claire, nous l’agrémenterons d’exemples très parlants de la documentation officielle.

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Grails partie 3 : La validation

Grails partie 2 : création d’une application basique

Grails_logo

 

Dans ce deuxième article sur le framework Grails, nous allons créer une application simple de CRUD. Vous pourrez ainsi voir à quel point il est rapide et facile de créer une telle application.

Nous partons du principe que vous avez suivi l’article précédent.

Dans cet article et dans les suivants, nous donnerons à chaque fois les deux possibilités pour réaliser une action : la version graphique et la version en ligne de commande qui vous servira principalement si vous n’utilisez pas le même IDE.

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Introduction au framework Grails

Grails_logo

 

L’objectif de cet article et de ceux à venir est de vous présenter les avantages que peut vous apporter le framework Grails. Pourquoi, quand et comment l’utiliser ? Nous verrons cela par la suite.

 

 

Présentation de GRAILS

 

Grails est un framework web open source, de développement rapide, basé sur le langage Groovy, lui-même basé sur le langage Java.

Il utilise plusieurs principes qui permettent une haute productivité :

– Don’t Repeat Yourself (DRY) : le framework est basé sur le modèle MVC.

– Convention plutôt que configuration (Convention over configuration ou coding by convention) : Grails propose de nombreux comportements par défaut, vous n’aurez presque rien à configurer lors du développement de votre application. Par exemple, une classe dont le nom termine par « Controller » sera automatiquement considérée comme un contrôleur web.

– Architecture orientée modèle : pour réaliser une application basique, vous aurez uniquement à vous préoccuper de vos modèles. Les vues, les contrôleurs et les tests seront générés.

– Prototypage : Grails vous permet de générer vos vues, contrôleurs et tests à partir de vos modèles grâce à des méthodes de scaffolding. Vous pouvez ainsi obtenir une application de CRUD très rapidement. Vous pouvez également créer vos propres templates pour ajouter des fonctionnalités à la génération, ou simplement modifier l’apparence de votre application.

– Plugins : de nombreux plugins sont disponibles pour Grails. Ils vous permettront d’implémenter rapidement des fonctionnalités, telles que l’authentification avec le plugin Spring Security Core.

 

Historique

 

Le développement de Grails a été débuté en juillet 2005 par Graeme Rocher. Le framework était alors connu sous le nom de “Groovy on Rails”, car inspiré de “Ruby on Rails”. La première version (0.1) a été publiée le 29 mars 2006. Le même mois, il est renommé en “Grails” sous la demande du créateur de Ruby on Rails, David Heinemeier Hansson. Les principales versions suivantes sont:

 

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Peu après la sortie de la version 1.0, la société G2One (The Groovy Grails Company) est rachetée en novembre 2008 par SpringSource, elle-même rachetée en août 2009 par VMware.

 

Architecture

 

Grails utilise de nombreuses technologies existantes. Les principales sont :
– Le langage Groovy
– Hibernate
– Spring
– Sitemesh pour gérer la mise en page
– Le célèbre système de logging Log4J
– JUnit pour les tests unitaires

Celles-ci sont organisées comme montré ci-dessous :

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Toute application Grails est organisée en quatre parties : les domaines (les modèles), les services, les contrôleurs et les vues. Nous verrons plus en détail cette organisation par la suite avec un exemple d’application.

Les vues sont gérées par le framework SiteMesh, permettant notamment de créer des layouts, tandis que le cœur de Grails est géré par le framework Spring. La persistance des données est facilitée par GORM (Grails Object Relational Mapping). Celui-ci est basé sur Hibernate et utilise par défaut sa base de données intégrée HSQLDB, il permet de faire la relation entre les domaines et la base de données. Nous le verrons plus en détail dans un article suivant. Gant quant à lui est basé sur Ant, il sera utilisé notamment lorsque nous exécuterons une commande pour gérer Grails telle que « grails run-app ».

Pour terminer, tout objet de votre application pourra être développé soit en Java soit en Groovy. Dans les deux cas, votre objet sera compilé en bytecode et exécuté par la JVM.

 

Installation

 

Nous allons maintenant voir comment mettre en place un environnement de développement pour utiliser Grails.

Avant de commencer, il faut bien évidemment avoir installé un JDK (en version 1.6 ou supérieure), avoir configuré la variable d’environnement JAVA_HOME, pointant vers le dossier d’installation de votre JDK, et avoir ajouté le dossier bin/ du JDK à votre variable PATH.

Il existe plusieurs solutions pour utiliser le framework Grails. La première, la plus simple, consiste à télécharger l’IDE Groovy/Grails Tool Suite (GGTS). Il s’agit d’un environnement de développement basé sur Eclipse, tout comme Spring Tool Suite (STS). Il vous suffit ensuite d’extraire l’archive téléchargée, et de lancer GGTS.

Si vous possédez déjà STS, vous pouvez facilement installer le plugin Grails en suivant ces directives.

Si vous souhaitez utiliser Grails avec un autre IDE comme IntelliJ IDEANetBeans ou TextMate, nous vous laissons consulter la documentation officielle à ce propos.

 

Conclusion

 

Après cette présentation, vous pouvez déjà apercevoir les avantages que peut fournir Grails. Il utilise le langage moderne Groovy, le réputé framework Spring, de nombreux plugins, le principe de « coding by convention », le prototypage… Il s’agit d’un framework bien adapté au développement très rapide d’applications basiques, vous laissant en même temps la possibilité de réaliser des fonctionnalités bien plus avancées que du simple CRUD.

Dans les prochains articles, nous verrons plus en détail le fonctionnement du framework par un exemple d’application.

 

Sources

http://grails.org/

http://en.wikipedia.org/wiki/Grails_(framework)

http://www-igm.univ-mlv.fr/~dr/XPOSE2009/Groovy_and_Grails/grails_architecture.php

JAVA EE 7 et JSON

Nous sommes de plus en plus souvent amenés à échanger des données en JSON en remplacement de XML.

JSON est né avec AJAX et les Web Services REST dans le but d’obtenir un format d’échange simple et peu verbeux (à l’inverse du XML).

Pour plus de détails sur JSON voir l’article de Wikipedia ou pour les plus techniques le site json.org.

Mais Java ne permettait pas, jusqu’à peu, de traiter nativement des messages JSON.

La version 7.0 de Java EE intègre le support de la JSR 353 qui est l’API Java pour le JSON Processing (JSON-P) et définit l’API pour analyser, générer, transformer et requêter du JSON.

L’avantage de cette spécification est de standardiser le traitement des flux JSON en Java. Mais nous allons voir dans cet article si elle apporte suffisamment en comparaison de frameworks Java de traitement JSON tels que Gson, même pour des traitements très simples.

Nous créons un objet People qui nous permet de tester les différents cas (tableau, composition, …) :

public class People {
	
	private String name;
	private String firstName;
	private Date birthDate;
	private Address address;
	private List<PhoneNumber> phones;
	...

public class Address {
	
	private String addressStreet1;
	private String addressStreet2;
	private int addressNumber;
	private String zipcode;
	private String town;
	...

public class PhoneNumber {
	
	private String type;
	private String number;
	...

Création d’un jeu de tests :

		people = new People();
		Address address = new Address();
		address.setAddressNumber(12);
		...
		PhoneNumber mobilePhone = new PhoneNumber();
		...
		PhoneNumber workPhone = new PhoneNumber();
		...		
		people.setFirstName("Paul");
		people.setName("Dubois");
		...
		ArrayList<PhoneNumber> phones = new ArrayList<PhoneNumber>();
		phones.add(mobilePhone);
		phones.add(workPhone);
		people.setPhones(phones);
Données de test

JSON-P

JSON-P propose deux modèles de développement :

  • Le modèle objet crée un arbre qui représente les données JSON en mémoire (équivalent au DOM en XML).
  • Le modèle Streaming permet de parcourir un document JSON à partir d’évènements (début ou fin d’un objet ou d’un tableau, lecture d’une clé ou d’une valeur, …) (équivalent StAX en XML).

Les classes principale de l’API sont :

  • JsonObjectBuilder & JsonArrayBuiler : pour créer des objets ou tableaux JSON
  • JsonReader & JsonWriter : pour lire et écrire des objets JSON
  • JsonObject, … : réprésentation des types de données JSON
		JsonObjectBuilder jsonBuilder = Json.createObjectBuilder()
				.add("firstName", people.getFirstName())
				.add("name", people.getName())
				.add("birthDate", people.getBirthDate().toString())
				.add("address", Json.createObjectBuilder()
						.add("addressNumber", people.getAddress().getAddressNumber())
						.add("addressStreet1", people.getAddress().getAddressStreet1())
						.add("addressStreet2", people.getAddress().getAddressStreet2())
						.add("addressZipCode", people.getAddress().getZipcode())
						.add("town", people.getAddress().getTown())
						.build()
						);
		JsonArrayBuilder arrayBuilder = Json.createArrayBuilder();
		for (PhoneNumber phoneNumber : people.getPhones()) {
			arrayBuilder.add(Json.createObjectBuilder()
					.add("type", phoneNumber.getType())
					.add("number", phoneNumber.getNumber()));
		}
		
		jsonBuilder.add("phones", arrayBuilder);
		
		JsonObject jsonObject = jsonBuilder.build();
		
		StringWriter stWriter = new StringWriter();
		JsonWriter jsonWriter = Json.createWriter(stWriter);
		jsonWriter.writeObject(jsonObject);
		jsonWriter.close();
		
		String jsonData = stWriter.toString();
JSON-P

1 & 2 – Création du JsonObjectBuilder et ajout des propriétés simples.

5 – Ajout d’un objet Address à l’objet People

13 – Création d’un tableau pour représenter la liste de téléphone

22 – Création du JsonObject représentant notre People

25 & 29 – utilisation d’un JsonWriter pour représenter notre People sous forme de String

 

{
  "firstName": "Paul",
  "name": "Dubois",
  "birthDate": "Mon Jun 12 08:06:24 CEST 1978",
  "address": {
    "addressNumber": 12,
    "addressStreet1": "Rue de la République",
    "addressStreet2": "Immeuble des tests",
    "addressZipCode": "13001",
    "town": "Marseille"
  },
  "phones": [
    {
      "type": "mobile",
      "number": "0612345678"
    },
    {
      "type": "work",
      "number": "0412345678"
    }
  ]
}
Résultat JSON-P

 GsON

Gson est une librairie Java développée par Google pour transformer des objets Java vers leur représentation JSON et vice-versa.

Les objectifs principaux de Gson sont :

  • Fournir un mécanisme simple pour convertir un objet Java en JSON et vice-versa
  • Permettre de convertir des objets existants et non modifiables
  • Permettre d’obtenir une représentation personnalisée des objets

 

La classe principale de Gson est Gson. Elle permet de convertir très rapidement un objet Java en JSON :

		Gson gson = new Gson();
		gson.toJson(people);
Gson

Le code parle de lui-même…

{
  "name": "Dubois",
  "firstName": "Paul",
  "birthDate": "Jun 12, 1978 8:06:24 AM",
  "address": {
    "addressStreet1": "Rue de la République",
    "addressStreet2": "Immeuble des tests",
    "addressNumber": 12,
    "zipcode": "13001",
    "town": "Marseille"
  },
  "phones": [
    {
      "type": "mobile",
      "number": "0612345678"
    },
    {
      "type": "work",
      "number": "0412345678"
    }
  ]
}
Résultat Gson

Le résultat est sensiblement le même que pour JSON-P si ce n’est le formatage des dates différent.

Gson propose un mécanisme de Serializer et Deserializer personnalisé qui nous permet d’appliquer un formatage particulier à un type donné (Date par exemple) ou plus généralement une représentation particulière pour un objet.

L’exemple suivant montre la création d’un Serializer personnalisé :

public class PeopleSerialiser implements JsonSerializer<People> {
	public JsonElement serialize(People people, Type arg1,
			JsonSerializationContext arg2) {
		final JsonObject jsonObject = new JsonObject();
		jsonObject.addProperty("firstName", people.getFirstName());
		jsonObject.addProperty("name", people.getName());
		jsonObject.addProperty("birthDate", people.getBirthDate().toString());
		jsonObject.addProperty("addressNumber", people.getAddress().getAddressNumber());
		jsonObject.addProperty("addressStreet1", people.getAddress().getAddressStreet1());
		jsonObject.addProperty("addressStreet2", people.getAddress().getAddressStreet2());
		jsonObject.addProperty("addressZipCode", people.getAddress().getZipcode());
		jsonObject.addProperty("town", people.getAddress().getTown());

		final JsonArray jsonAuthorsArray = new JsonArray();
        for (final PhoneNumber phoneNumber : people.getPhones()) {
        	final JsonObject number = new JsonObject();
        	number.addProperty("type", phoneNumber.getType());
			number.addProperty("number", phoneNumber.getNumber());
            jsonAuthorsArray.add(number);
        }
        jsonObject.add("phones", jsonAuthorsArray);
		return jsonObject;
	}
}

1 & 2 : Notre Serializer implémente l’interface JsonSerializer et définit la méthode serialize qui prend notamment en paramètre un objet People pour renvoyer un JsonElement.

4 : La suite ressemble un peu à JSON-P avec la création d’un JsonObject qui est la représentation de l’objet en JSON (JsonArray pour les tableaux).

Dans cet exemple on construit une représentation de notre objet People en publiant une adresse « à plat » et non comme objet au sein de People.

		final GsonBuilder gsonBuilder = new GsonBuilder();
	    gsonBuilder.registerTypeAdapter(People.class, new PeopleSerialiser());
	    gsonBuilder.setPrettyPrinting();
	    final Gson gson = gsonBuilder.create();
	    gson.toJson(people);

Afin d’utiliser notre serializer on crée un GsonBuilder (1) auquel on passe notre serializer (2).

L’option setPrettyPrinting permet d’obtenir une représentation JSON formatée et indentée.

Puis cette fois on crée notre objet Gson grâce à la méthode create du GsonBuilder (4).

On obtient un résultat conforme à nos attentes :

{
  "firstName": "Paul",
  "name": "Dubois",
  "birthDate": "Mon Jun 12 08:06:24 CEST 1978",
  "addressNumber": 12,
  "addressStreet1": "Rue de la République",
  "addressStreet2": "Immeuble des tests",
  "addressZipCode": "13001",
  "town": "Marseille",
  "phones": [
    {
      "type": "mobile",
      "number": "0612345678"
    },
    {
      "type": "work",
      "number": "0412345678"
    }
  ]
}
Résultat Gson serializer

Conclusion

L’api JSON-P au sein de JEE7 est une vrai avancée car elle permet de traiter nativement du JSON. Mais le manque principal actuel est le binding natif d’un objet Java vers JSON.

On voit que dans le cas où on construit une API basée sur des échanges JSON et des objets métiers, l’utilisation de JSON-P sera bien trop verbeuse et on privilégiera l’utilisation de Gson (ou d’autres framework comme celui-ci) dont le coût de construction sera quasiment nul.

Dans le cas où l’on doit intégrer des messages JSON existants, la question se pose. Soit nos objets métiers n’existent pas et on va avoir tendance à utiliser Gson et le binding, soit nos objets métiers existent et la question se pose car la verbosité des deux API sera quasiment identique.

Il faudrait ensuite approfondir l’étude des deux sur des aspects tels que les performances pour faire son choix. Gson donne quelques indications à ce sujet (ici) mais un comparatif sur un même jeu de données serait intéressant.

Ce manque de binding a clairement été identifié par Oracle, notamment lors d’un sondage sur les nouveautés à apporter à JEE8. Une nouvelle JSR va être soumise d’ici peu pour intégrer une API Java JSON Binding à JEE8.

Prochains tests lors de la sortie de JEE8…

Sélection de colonnes dans Hibernate

 Liste avec seulement quelques colonnes dans Hibernate

Les outils d’ORM (Hibernate, Ibatis, …) sont aujourd’hui à maturité et ne souffrent plus des problèmes de performance des premières versions. Le code SQL généré, ainsi que la transformation en objets, ont été très largement optimisés.

Cependant selon la taille de la grappe d’objet remontée, il peut subsister des problèmes de performance, liés au nombre et à la complexité des objets à créer. Le cas d’utilisation typique sur une application de gestion est l’affichage d’une liste d’objet complexe sur un écran de recherche.

Prenons le cas par exemple d’une liste de commande (que nous simplifions volontairement) :

public Class Commande {

private Destination destination;

private Set<LigneCommande> lignes;

private Client client;

...

}
Une requête Criteria qui permet de remonter la liste des commandes ressemble à ceci :
DetachedCriteria criteria = DetachedCriteria.forClass(Commande.class,"commande")

.createAlias("commande.Destination", "destination", CriteriaSpecification.LEFT_JOIN)

.createAlias("commande.Lignes", "lignes", CriteriaSpecification.LEFT_JOIN)

.createAlias("commande.Client", "client", CriteriaSpecification.INNER_JOIN);

List<Commande> listCommande = getHibernateTemplate().findByCriteria(criteria);
Cette requête remonte donc tous les objets Commande (toutes les colonnes de la table correspondante), ainsi que les objets liés (et donc toutes les colonnes associées). Dans le cas où la grappe d’objets est importante et composée de nombreux objets, le nombre de lignes remontées devient très important et la constitution des objets très coûteuse  Rappelons que nous souhaitons simplement afficher une liste avec seulement quelques colonnes… au moins 95% des données remontées ne nous servent donc à rien.

Depuis la version 3 d’Hibernate a été introduite la notion de Projection. Celle-ci va nous permettre non seulement de remonter seulement les colonnes qui nous intéressent mais également une liste d’objets non gérés par Hibernate ; par exemple nous allons pouvoir remonter directement une liste de DTO (data transfert object) en se basant sur le même objet criteria (forClass(Commande.class, »commande »)) :

On définit le DTO :

public class DealListDto implements Serializable  {
    private static final long serialVersionUID = 1L;

    private java.lang.String id;
    private String ref;
    private Date date;
    private String nom;
    private String prenom;
    private String destNom;
    ...
}
puis les propriétés que l’on souhaite remonter, ainsi que le bean avec lequel on veut les mapper :
criteria.setProjection(Projections.projectionList()

.add(Property.forName("commande.Id"), "id")

.add(Property.forName("commande.Ref"), "ref")

.add(Property.forName("commande.Date"), "date")

.add(Property.forName("client.Nom"), "nom")

.add(Property.forName("client.Prenom"), "prenom")

.add(Property.forName("destination.nom"), "destNom")

.setResultTransformer( Transformers.aliasToBean(DealListDto.class));

List<DealListDto> listCommande = getHibernateTemplate().findByCriteria(criteria);
Nous obtenons donc une liste de DealListDto, beaucoup plus légers, que nous pouvons  faire remonter directement sur la couche client.

Datasources en hosted mode avec GWT 1.6

Configuration des datasources en hosted mode avec GWT 1.6

La migration de GWT de la version 1.5 à la version 1.6 s’est accompagnée de changements en profondeur au niveau du hosted mode. En effet, celui-ci utilisait précédemment une version embarquée du serveur tomcat, qui a été remplacée dans la dernière version par jetty.

Ce changement a donc entraîné une restructuration au niveau de la configuration des projets et notamment de la déclaration des datasources *. Cet article va donc présenter la configuration des datasources en hosted mode avec GWT 1.6.

La première étape est de rajouter les jar jetty-naming-6.1.11.jar et jetty-plus-6.1.11.jar à notre projet. Ceux-ci permettront d’utiliser notre propre fichier de configuration de jetty. Si comme nous vous utilisez Maven pour gérer les dépendances de votre projet, rajoutez les deux entrées suivants à votre pom.xml :

<dependency>
<groupid>org.mortbay.jetty</groupid>
<artifactid>jetty-naming</artifactid>
<version>6.1.11</version>
</dependency>
<dependency>
<groupid>org.mortbay.jetty</groupid>
<artifactid>jetty-plus</artifactid>
<version>6.1.11</version>
</dependency>

Sinon, vous trouverez ces jars sur le site de jetty.
Il faut maintenant crée un fichier nommé jetty-web.xml qui contiendra la déclaration de nos datasources sous la forme suivante :

<?xml version="1.0"?>
<!DOCTYPE Configure PUBLIC "-//Mort Bay Consulting//DTD Configure//EN" "http://jetty.mortbay.org/configure.dtd">
<Configure>
<New id="dataset1">
<Arg>java:comp/env/jdbc/dataset1</Arg> <Arg>
<New>
<Set name="Url">jdbc:mysql://localhost:3306/database1?autoReconnect=true</Set>
<Set name="User">username1</Set>
<Set name="Password">password1</Set>
</New>
</Arg>
</New>
<New id="dataset2">
<Arg>java:comp/env/jdbc/dataset2</Arg>
<Arg>
<New>
<Set name="Url">jdbc:mysql://localhost:3306/database2?autoReconnect=true</Set>
<Set name="User">username2</Set>
<Set name="Password">password2</Set>
</New>
</Arg>
</New>
</Configure>

C’est cette configuration qui va indiquer à quelle base de donnée correspond chacun des datasets, et les paramètres de connexion. Dans cette exemple, nous déclarons deux datasets qui utilisent les bases de donnée MySql database1 et database2 du serveur local.
Il faut ensuite référencer les datasources dans le web.xml pour que notre application soit en mesure de les utiliser :

<res-ref-name>java:comp/env/jdbc/dataset1</res-ref-name>
<res-type>javax.sql.DataSource</res-type>
<res-auth>Container</res-auth>
</resource-ref>
<resource-ref>
<res-ref-name>java:comp/env/jdbc/dataset2</res-ref-name>
<res-type>javax.sql.DataSource</res-type>
<res-auth>Container</res-auth>
</resource-ref>

Une fois cette étape réalisée, vous pouvez utiliser vos datasets au sein de votre application comme vous le feriez normalement :

DataSource source = (DataSource)ctx.lookup("java:comp/env/jdbc/dataset2");
Connection connection = source.getConnection();
//...

 

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